La France facturera des frais pour les services numériques fournis par des entreprises telles que Facebook, Apple, Alphabet, Amazon, Microsoft et Google

Les grandes entreprises technologiques devront payer une taxe de 3% sur les ventes en France, même les entreprises françaises.

La France facturera des frais pour les services numériques fournis par des entreprises telles que Facebook, Apple, Alphabet, Amazon, Microsoft et Google
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Les géants de la technologie comme Google, Facebook et Apple devront payer une nouvelle taxe en France. Le pays a approuvé la création de la taxe sur les services numériques et exigera le paiement de 3% des revenus que les entreprises ont sur son territoire.

La nouvelle taxe affectera les sociétés dont le chiffre d'affaires est supérieur à 750 millions d'euros et dont au moins 25 millions d'euros sont générés en France. La mesure s'appliquera rétroactivement à partir du début de l'année 2019 et devrait permettre de lever environ 400 millions d'euros cette année.

Le gouvernement français a créé cette taxe parce qu'il a compris que les entreprises technologiques qui n'ont pas de bureaux dans le pays ne paient que peu ou pas d'impôt. En effet, les entreprises déclarent leurs bénéfices dans le pays où elles sont établies, et non dans le pays où les revenus ont été générés.

Un rapport de la BBC explique que la Commission européenne estime que les entreprises conventionnelles de l'Union européenne paient en moyenne 23% d'impôt sur leurs bénéfices. Dans le même temps, les entreprises Internet paient entre 8% et 9%.

L'impôt ne tiendra pas compte des bénéfices, mais des ventes dans le pays. Elle devrait toucher 30 entreprises, dont Facebook, Alphabet, Apple, Amazon et Microsoft. L'impôt doit également être payé par des sociétés en Chine, en Allemagne, en Espagne, au Royaume-Uni et même en France.

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L'administration du président Emmanuel Macron promet d'abroger la taxe si une mesure similaire est adoptée au niveau international. Une proposition a même été discutée au sein de l'Union européenne et devait faire l'objet d'un compromis pour être entérinée. Les pays comme l'Irlande, la République tchèque, la Suède et la Finlande se sont toutefois opposés à cette norme.

Tant que l'Union européenne n'aura pas créé sa taxe sur les services numériques, la France pourrait être confrontée à une guerre commerciale avec les États-Unis, qui toucheront davantage d'entreprises. Le gouvernement américain a ouvert une enquête et étudie la possibilité de créer des taxes en retour pour riposter.

Selon le représentant américain au Commerce Robert Lighthizer, l'enquête déterminera si la nouvelle taxe française est "discriminatoire ou irrationnelle" et si elle "pèse ou restreint le commerce américain" dans le pays.